Entré en vigueur le 1er octobre 2019, le décret tertiaire impose aux locataires et propriétaires de bâtiments tertiaires d’une surface de
plus de 1 000 m2 une diminution de leurs consommations énergétiques de :

  • – 40% en 2030
  • – 50% en 2040
  • – 60% en 2050

Nous avons défini 6 étapes pour vous accompagner dans la mise en application du décret. Les trois premières étapes vous ont guidé dans la création de votre stratégie :

Cette quatrième étape va venir propulser votre projet de réponse au décret tertiaire vers une action concrète. Nous vous guidons dans la définition d’un plan d’actions aux temps de retour sur investissement les plus courts, pour une réduction de vos consommations énergétiques.

Dans les prochains articles sur le décret tertiaire, nous aborderons les sujets suivants :
Etape 5 – Déploiement des actions d’économies d’énergie à l’aide d’un Energy Manager
Etape 6 – Suivi des consommations énergétiques et reporting réglementaire annuel

S’appuyer sur son SMÉ

Le SMÉ (Système de Management Énergétique) est un outil de suivi, d’analyse et d’optimisation des consommations énergétiques d’un parc immobilier. Il permet :

  • De suivre ses consommations d’énergie ;
  • D’établir des objectifs de diminution ;
  • De définir ses cibles ;
  • De proposer des plans d’actions qui respectent les exigences liées au Décret Tertiaire.

Ainsi, l’organisme assujetti pourra tenir ses engagements de politique énergétique, prendre les mesures nécessaires pour améliorer sa performance énergétique et démontrer la conformité du système par rapport aux exigences de la réglementation. Différentes configurations de SMÉ existent et permettent le suivi des consommations, comme nous l’expliquions dans notre article précédent.

Grâce à votre SMÉ, vous allez pouvoir mettre en place votre plan d’actions pluriannuel, grâce à la méthode suivante :

  1. Définir son périmètre énergétique. Centraliser les données énergétiques de l’ensemble de votre parc immobilier (factures, données météorologiques, données patrimoniales) vous permettra d’établir des Indices de Performance Énergétique (IPE) adaptés à vos sites, comme la consommation au prorata de la surface et modulée par la rigueur climatique. Vous pourrez ainsi déterminer les sites sur lesquels cibler les actions d’économie d’énergie.  
  2. Identifier rapidement les actions simples qui vont vous permettre de réduire facilement vos coûts et consommations énergétiques : harmonisation de vos contrats énergétiques, pilotage des consommations, renouvellement des équipements, ajustement des températures, etc.
  3. Identifier les sites les plus énergivores. Vous pourrez y mener des audits énergétiques instrumentés afin de comprendre à quels niveaux se situent vos gaspillages énergétiques. Le plan d’actions issu d’un audit énergétique instrumenté sera très poussé et orienté vers des temps de retour sur investissement courts.

Si vous n’avez pas le temps ou les ressources internes pour définir un plan d’actions efficace, n’hésitez pas à vous faire assister par un Energy Manager. Il saura vous épauler, répondre à vos questions, ou vous proposer un plan d’actions complet et performant.

Se faire accompagner

S’appuyer sur des audits énergétiques instrumentés

L’objectif de votre premier plan d’actions, qui durera 10 ans (du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2029) est une réduction de vos consommations énergétiques de 40%. Pour cela, votre plan d’actions doit être pluriannuel et se renouveler tous les ans, afin de l’ajuster aux retours de la plateforme OPERAT.

Réaliser un audit énergétique instrumenté

Définition de l’audit énergétique instrumenté

L’audit énergétique instrumenté est un outil d’aide à la décision permettant d’améliorer la performance énergétique des bâtiments en proposant des scénarios de rénovation adaptés. Le premier objectif est d’analyser avec minutie le poste énergie de l’entreprise, à l’aide de ses factures. Plusieurs années sont analysées pour identifier des profils de consommation d’énergie, notamment les pics de puissance. Pour réaliser cette analyse, il est recommandé que l’auditeur mène une enquête sur site pour prendre connaissance de l’installation et de son système de gestion énergétique. Cela implique de :

  • Vérifier les coûts énergétiques pour s’assurer que les factures ne contiennent pas d’erreurs
  • Déterminer les frais les plus importants dans les factures énergétiques
  • Définir si l’installation se prête ou non à des projets de réhabilitation énergétique

A l’aide de technologies innovantes, l’audit énergétique instrumenté permet d’établir la cartographie électrique d’un bâtiment sur une période de temps choisie par usage et par zone.

L’instrumentation de l’audit énergétique est indispensable si vous voulez répondre au décret tertiaire. Contrairement à un audit énergétique classique, il pourra notamment mesurer de manière fiable les consommations et s’adapter à différents paramètres :

  • Mesures en fonction d’installations complexes : nombreux points de livraison, travaux d’agrandissement, réorganisation électrique, etc.
  • Mesures en fonction des habitudes de l’entreprise : fonctionnement du chauffage, de l’éclairage, des équipements, etc.
  • Mesures en fonction de la présence d’équipements spécifiques : sondes CO2, pilotage thermique, etc.

C’est grâce à l’analyse fournie par votre SME et approfondie par l’audit énergétique qu’un plan d’actions pertinent pourra être mis en place ! Chaque action sera adaptée en fonction des résultats  pour des réductions énergétiques efficaces.

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Irène Leménager

Publié le 6 janvier 2020

par Irène Leménager

Responsable Communication & Marketing