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Quels indicateurs énergétiques mettre en valeur dans vos rapports RSE ?

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La publication d’un rapport RSE n’est plus un simple exercice de communication. Face à la montée des exigences réglementaires et à la demande croissante de transparence des investisseurs, des locataires et des partenaires, le monde de l’immobilier doit savoir répondre de ses engagements.

Voici les grandes catégories d’indicateurs à valoriser dans vos rapports RSE, et pourquoi ils font la différence.

1. La consommation énergétique du parc

La consommation énergétique est généralement une grande part des émissions de CO2. C’est pourquoi, il est essentiel de montrer combien vous consommez mais également les mettre en perspective pour montrer votre avancement.

Consommation moyenne par bâtiment

Parler d’un nombre de kWh ou de MWh à l’échelle d’un parc peut paraître compliquer à visualiser. Ramener la consommation au bâtiment permet d’être plus parlant. Vous pouvez pousser l’exercice encore plus loin en comparant cette donnée à celle de l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID). L’organisme publie chaque année un baromètre de la performance énergétique et fournit des moyennes au bâtiment par catégorie :

  • Commerces alimentaires,
  • Hôpitaux et cliniques,
  • Hôtels,
  • EHPAD et EMS
  • Centres commerciaux,
  • Résidentiel,
  • Bureaux,
  • Commerce non-alimentaire,
  • Logistique.

Cela vous permet de montrer comment se situe votre performance énergétique face aux tendances actuelles. Si vous vous situez sous les chiffres de l’OID, c’est un signal fort de votre engagement.

Consommation économisée et pourcentage de réduction (énergie, eau)

Au-delà du constat, ce qui intéresse vos parties prenantes, c’est la trajectoire :

  • Quelle quantité d’énergie vous avec économisé par rapport à une année référence ou par rapport à l’année précédente ? – Unité : kWh
  • Quelle est la tendance de vos consommations ? – Unité : pourcentage

Ces chiffres permettent de justifier que vous mettez en place des actions ou que vous êtes en train de mettre en place des actions pour corriger votre trajectoire.

Consommation d’eau : même logique

Les consommations d’eau sont souvent moins mises en avant dans les rapports RSE car elles sont moins émettrices. Cependant, les intégrer montre votre volonté d’agir sur tous les champs environnementaux. Tout comme l’énergie vous pouvez mettre en avant :

  • Consommation globale en m³,
  • Consommation moyenne par bâtiment en m³ et comparaison aux données de l’OID,
  • Consommation économisée en m³,
  • Pourcentage de réduction.

2. Le confort des occupants

Un bâtiment performant ne se résume pas à son efficacité énergétique. Réussir à apporter un cadre de vie confortable à ses occupants est également important. Il est d’autant plus important de consacrer une partie de votre rapport à RSE pour l’intégrer dans le volet social afin de montrer des preuves de vos actions auprès de vos collaborateurs ou locataires.

Température ambiante moyenne

Le suivi de la température ambiante moyenne par zone et par saison permet d’identifier le confort d’un espace :

  • En hiver, si la température descend sous les 19°C alors le confort commence à se dégrader,
  • En été, si la température excède les 26°C alors le confort des occupants faiblît.

Cet indicateur simple est aussi très parlant pour des locataires de plus en plus attentifs à leur qualité de vie au bureau.

3. La décarbonation

C’est l’indicateur phare de la décennie. Les investisseurs, les régulateurs et les locataires raisonnent désormais en tonnes de CO₂. Votre rapport RSE doit faire de même.

Tonnes de CO₂ émises, réparties par scope

La répartition des émissions selon les trois scopes du GHG Protocol est devenue un standard attendu :

  • Scope 1 : émissions directes,
  • Scope 2 : énergie achetée,
  • Scope 3 : chaîne de valeur élargie.

Elle permet d’identifier où se concentrent les efforts à fournir et de rendre compte de l’avancement des plans d’action avec précision.

Tonnes de CO₂ évitées et leurs équivalents concrets

Les tonnes de CO₂ évitées grâce à vos actions (passage aux énergies renouvelables, rénovation thermique, optimisation des systèmes…) sont un indicateur de performance directe. Pour les rendre plus vivants et accessibles dans vos communications, traduisez-les en équivalents parlants :

  • Une tonne de CO₂ évitée, c’est environ 5 allers-retours Paris–New York en avion.

Ce type d’équivalence transforme un chiffre technique en message mémorable, sans en trahir la rigueur.

4. Les labellisations et certifications

Les indicateurs chiffrés mesurent les résultats. Les certifications, elles, attestent de la démarche. Cela permet d’apporter de la crédibilité aux données que vous exposez dans votre rapport car celles-ci ont déjà été utilisées pour obtenir des reconnaissances de la part d’acteurs tiers.

Aujourd’hui de nombreuses labellisations et certifications existent :

Label de fondsCertification de bâtimentLabel ou certification d’entreprise
GRESBHQE ExploitationB Corp
Label ISRBreeam In-UseEcovadis

En résumé

Un rapport RSE convaincant articule trois niveaux de preuves :

  • les données de performance (consommation, émissions, confort),
  • les indicateurs de progression (consommation évitée, réduction en %),
  • et les preuves de démarche (certifications, labels).

C’est la combinaison de ces trois niveaux qui permet aux acteurs immobiliers les plus engagés de faire valoir leur avance.

Des outils comme Citron permettent justement de centraliser, d’analyser et de valoriser ces indicateurs en continu, pour que la construction de votre rapport RSE ne soit plus une corvée annuelle, mais le reflet naturel d’une gestion pilotée tout au long de l’année.

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